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ReVeTN #2 – Visite chez QuantMetry, pépite de l’IA française, et découverte de son start-up studio

Le 6 mars 2019, notre 2e Rendez-vous en Terre Numérique nous a conduit chez Quantmetry, startup française phare de l’intelligence artificielle, en pleine croissance. Nous avons visité les locaux très ouverts et adaptés à une génération de datascientists férus de partage et de convivialité, mais aussi d’espaces adaptés à la concentration sur des projets techniques et complexes.

Jérémy Harroch, CEO et fondateur, partage avec nous les valeurs de QuantMetry

Christophe Legrenzi, président d’Acadys et Jérémy Harroch, CEO de QuantMetry

C’est Jérémy Harroch, son CEO et fondateur qui nous a accueilli dans ses bureaux prestigieux du 9e arrondissement. Il a partagé avec nous son histoire et ses convictions. De sa pratique du scoutisme dans les années 2000, ce polytechnicien a retenu les valeurs de la vie en communauté mais aussi de débrouillardise et de partage qu’il applique aujourd’hui à sa société. Quantmetry porte ainsi quatre grandes valeurs choisies et respectées par tous. Elles s’affichent dans les couloirs des deux étages que l’entreprise occupe : Esprit d’équipe, Excellence, Caractère exceptionnel et Accomplissement. Une devise à quatre composantes qui se traduit par des dispositifs de cohésion, mais aussi un droit à l’initiative couplé avec un droit à l’échec et 20% du temps de chacun consacré à la R&D. « Les talents sont le nerf de la guerre dans nos métiers », nous a rappelé Jérémy Harroch. Avec un cœur métier en IA et datascience, la concurrence est rude et il est essentiel de s’adapter pour les attirer et les retenir. Résultat de la démarche de QuantMetry ? Un turn over de 9% bien en deçà des moyennes du numérique. QuantMetry articule son activité autour de ses talents, mais à part égale, autour de ses clients, de la data et de sa R&D.

Rencontre avec Guillaume Hochard, chercheur en traitement du signal tombé dans la datascience avec QuantMetry

Nous avons justement rencontré ensuite Guillaume Hochard, dans un des espaces cafétérias, ouvert et coloré. À la fois datascientist et spécialiste du traitement du signal, moins de deux ans après son arrivée, il est chargé de la plus grande entité de la R&D, sur le thème très pointu des séries temporelles. Reflet de la politique de recrutement de l’entreprise, son parcours jusqu’à la QuantMetry relève de l’aventure. Encore aujourd’hui. Passionné d’analyse d’imagerie satellitaire, il raconte avec enthousiasme les cartes de déformation des sols sur lesquelles il a travaillé pour la construction de la ligne 14 de métro à Paris ou celles qui ont servi de preuve de la non-implication d’un de ses clients dans une catastrophe, lorsqu’il a dû témoigner comme expert à Washington. Mais pour donner plus de

L’excellence, une des valeurs de QuantMetry, affichée sur ses murs

poids à son CV, Guillaume Hochard a rapidement décidé de passer une certification en datascience à Polytechnique. Et c’est avec cette double compétence qu’il arrive en 2017 chez QuantMetry comme consultant datascientist senior. À la faveur de la politique de la maison, il retrouve ces premières amours en prenant la tête du Pôle d’expertise R&D en séries temporelles. La startup dispose de 13 pôles de R&D sur des sujets comme le langage naturel, la dataviz, l’intelligence des modèles ou encore une code factory et son équipe « Time series » est la plus importante avec 12 personnes. « Le marché évolue, les clients sont de plus en plus formés et nous challengent, raconte Guillaume Hochard. Tous nos pôles pratiquent une indispensable R&D partagée , avec des organisations comme Télécoms Paristech, par exemple. Ils réalisent une veille sur leurs sujets qu’ils partagent aussi, etc. »

 

Au cœur de la fabrique de startups de QuantMetry, avec Alexandre Stora

Le gong des équipes d’Anova

Enfin, c’est Alexandre Stora qui nous a guidé dans les locaux et a décrypté pour nous le modèle d’Anova, le corporate startup studio de QuantMetry qu’il dirige. Ce dispositif propose aux grandes entreprises de donner vie à leurs idées de startups dans les domaines de l’IA et de la data science, en s’occupant de tout de A à Z.

Le startup studio analyse et fait évoluer l’idée de départ. Il bâtit le financement (et va jusqu’à le fournir). Il forme l’équipe et s’intéresse d’abord à la technologie sans s’intéresser immédiatement au chiffre d’affaires. « Nous réalisons une sorte de due diligence technologique, explique Alexandre Stora. Il faut entre un et deux ans pour créer la startup en comptant l’étude du dossier, la construction du projet, le financement, la réalisation d’un MVP (minimal viable product) puis le passage à l’échelle (environ un an). » Anova va jusqu’à former des CEO prêts à diriger les startups qui sortent du dispositif !

« Notre force, ce qui nous différencie, ce sont nos experts, » estime Alexandre Stora. Pour le dirigeant d’Anova, la mécanique du startup studio de QuantMetry, ce sont d’abord des gens passionnés, motivés par la perspective d’être dans l’équipe dirigeante de la future startup. C’est aussi une clientèle uniquement de grandes entreprises, seules capables de fournir le volumes de données suffisant pour alimenter leurs IA. Enfin, c’est justement une expertise dans les deep tech qui ne peut que s’abreuver à ces volumes de données. Depuis son lancement il y a 3 ans, Anova a déjà lancé deux startups et finalise la troisième, mais il espère arriver à un rythme de 10 tous les 3 ans.

 

Pour en savoir plus : 

Pour en savoir plus :

Sur les startup studios, retrouvez cet article rédigé par Anova.

Pour prolonger la visite, découvrez aussi les publications scientifiques de Quantmetry, dont l’étonnante histoire de cette IA qui a traduit un livre… sur l’IA

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